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L'essentiel en 30 secondes
Vendre une maison atteinte de mérule est légal en Belgique, à une condition : informer l'acquéreur. Le vendeur qui connaît la présence du champignon et la cache engage sa responsabilité pour vice caché, et la clause d'exonération ne le protège pas. Traiter avant de vendre coûte cher et ne garantit rien aux yeux d'un particulier ; un acheteur professionnel intègre le traitement à son chantier et signe en 5 à 8 semaines.
Reconnaître la mérule et comprendre ce qu'elle implique
La mérule (Serpula lacrymans) est un champignon qui se développe dans les bois humides et peu ventilés : caves, dessous de plancher, poutres encastrées dans des murs mouillés. Elle se reconnaît à ses filaments blancs cotonneux, à ses fructifications brun-rouille et au bois qui se casse en cubes. Elle traverse les maçonneries et peut contaminer un mitoyen.
Le traitement combine trois actions : supprimer la source d'humidité, retirer et brûler les bois atteints avec une marge de sécurité, traiter les maçonneries par injection ou brûlage puis remplacer les bois. Le coût dépend de l'étendue ; dans une maison mitoyenne ancienne, il se compte en dizaines de milliers d'euros quand les planchers et la charpente sont touchés.
L'obligation d'information du vendeur
Il n'existe pas de certificat mérule obligatoire en Wallonie ni à Bruxelles. En revanche, le droit commun de la vente s'applique : le vendeur répond des vices cachés qu'il connaissait. Une mérule découverte, diagnostiquée ou traitée par le passé doit être déclarée à l'acquéreur ; les notaires l'inscrivent dans l'acte. Certaines communes ont par ailleurs un règlement imposant de déclarer la présence de mérule au bourgmestre.
Déclarer protège le vendeur ; cacher expose à l'annulation de la vente et à des dommages pendant des années. Avec nous, la déclaration est simple : vous décrivez ce que vous savez, l'offre en tient compte, et le sujet est réglé à l'acte.
La mérule se traite dans notre chantier, pas dans votre budget.
Bois et maçonneries sont traités après l'acte, dans notre chantier.
Traiter avant de vendre, ou vendre en l'état
Une maison traitée reste, aux yeux d'un acheteur particulier, une maison qui a eu la mérule : la décote persiste, la banque demande des garanties, l'assureur pose des questions. Vous payez le traitement sans en récupérer le prix.
Vendre en l'état à un professionnel évite cette double peine : nous traitons dans le cadre d'une rénovation complète, où les planchers et les plâtres sont de toute façon refaits. L'offre écrite arrive en 48 heures ; une visite de vérification confirme l'étendue de l'attaque ; l'acte se signe en 5 à 8 semaines. Le cas voisin de l'humidité sans champignon est sur vendre une maison avec des problèmes d'humidité.