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L'essentiel en 30 secondes
En Wallonie, la zone de loisirs du plan de secteur est destinée aux équipements récréatifs et touristiques et à la résidence de vacances ; l'habitation permanente n'y est en principe pas admise, même si des milliers de personnes y vivent, suivies par le plan Habitat permanent. Un chalet s'y vend, mais l'acheteur ne peut pas y établir légalement sa résidence principale et les banques prêtent peu ou pas sur ces biens. Depuis le CoDT, certaines zones de loisirs habitées ont été converties en zone d'habitat vert, ce qui change tout : le renseignement urbanistique le dit.
Ce que la zone de loisirs autorise
La zone de loisirs accueille campings, villages de vacances, parcs résidentiels de week-end, équipements sportifs et récréatifs, et des résidences de vacances : chalets, bungalows, caravanes résidentielles. Elle n'est pas une zone d'habitat : l'habitation permanente y est en principe interdite, et la domiciliation y est encadrée. La Wallonie suit depuis 2003 les résidents permanents par le plan Habitat permanent, sans pour autant régulariser la zone. Le CoDT a ensuite permis de convertir certaines zones de loisirs largement habitées en zone d'habitat vert, où le logement permanent devient possible sous conditions.
Avant de vendre, la question est donc : ma parcelle est-elle restée en zone de loisirs, ou est-elle passée en zone d'habitat vert ? Les renseignements urbanistiques répondent, et la réponse fait varier la valeur du simple au double.
Chalet, parcelle de week-end, zone d'habitat vert : nous payons comptant.
Achat meublé et en l'état, sans condition de crédit : les héritiers signent une fois.
Pourquoi ces biens se vendent mal, et à qui
Trois freins : l'acheteur ne peut pas y habiter légalement à l'année (sauf zone d'habitat vert), les banques refusent ou limitent le crédit hypothécaire sur un chalet en zone de loisirs, et le bâti est souvent léger, vieillissant, sans certificat de conformité électrique ni PEB à jour. S'ajoutent, dans les anciens campings, un règlement du parc, des charges communes et parfois un sol qui n'est pas la propriété de l'occupant (emplacement loué). Les acheteurs sont des amateurs de résidence secondaire payant comptant, des voisins, et des exploitants qui remembrent un parc.
Nous achetons les chalets et parcelles en zone de loisirs quand le sol est en pleine propriété et que la situation est claire ; nous payons comptant, sans condition de crédit, et nous reprenons le bien meublé et non conforme. Un chalet dégradé relève de vendre une maison à l'abandon ; un chalet implanté sans permis, de vendre une maison en infraction urbanistique.